lundi 17 février 2014

Rue Arthur Rozier complétée

Musée Carnavalet

Arthur Rozier Député de Paris (1870-1919).
Est située entre la rue des Solitaires et  la rue Compans.
En 1836 elle s'appelait rue des Mignottes car desservait le lieu- dit des Mignottes. La rue à conservé ce nom uniquement  pour la fin de la rue  Arthur Rozier entre la rue Compans et la rue de la Mouzaïa !


Dans cette rue, au début du siècle il y a avait plusieurs cafés, commerçants, artisans, ateliers de fabrication de chaussures et des maisons souvent de bas étages pour  y pour loger les ouvriers, employés et patrons.

De ce passé il reste tout de même  pour en témoigner de nombreuses arrières cours pavillonnaires ou ateliers réhabilités en maison d'habitation.
1970. Photo François-Xavier Bouchart
La jolie maison faisant angle avec la rue des  Solitaires
 Était le " café le Bon Coin"
2010. Photo M. Käs
  
Au N° 2 l'imprimerie qui existait encore il y a plus de  4 ans a disparu.


 

Dommage, la petite pharmacie qui préparait si bien les tisanes vient de fermer….





Au n° 2 bis,  nous pouvons encore admirer le très joli petit  atelier de peinture sur porcelaine d’Enjealbert et son extraordinaire travail de précision entièrement peint à la main. Véritable travail de fée!

Primé et médaillé à maintes reprises.  


 

Et toujours en activité depuis plus de 57 ans !

Photos Martine Käs

                                          
   Au numéro 10 de la rue se trouvait l'établissement ESPIRAl.  

  Inventeur de la reliure à spirale installé depuis 1956.
 Malheureusement, l'activité a fermé depuis environ trois ans.






 

 Au  12 de la rue, aux Colombages, un magnifique  espace proposé en location pour  accueillir réceptions  et tournages de films.
En 1910  y était implanté  le prestigieux atelier de décors de théâtre et de cinéma  de Charles et Juliette Cornil qui notamment travaillèrent pour la Gaumont et pour la comédie Française. Puis s'y succédèrent plusieurs décorateurs, tel Simonini et en dernier lieu le peintre et lithographe suédois Bengt Lindstôm (1925-2008). 


Juste à coté se trouve l’entrée réservée aux personnes handicapées du grand et bel édifice de notre centre de   Sécurité sociale. Vers 1984-1900, à cet emplacement,  il y avait, selon l’historien Maxime Braquet,  un orphelinat maçonnique initié par François-Xavier Cattiaux, dont la deuxième entrée se faisait par le n° 19 de la  rue de Crimée.
               

2005. Photo M.Käs
En 1941 l’orphelinat est réquisitionné par la Préfecture de Paris et cédé à l’administration pénitentiaire qui en fera une maison de redressement pour mineurs qui fermera en mai 1947. Une habitante de la rue nous a dit avoir connu  pendant la guerre cette maison de redressement. La cloche que l’on peut apercevoir date sans doute de ces deux périodes.  



En face de la rue, du coté des numéros impairs,
Nous pouvons remarquer une succession d'aires pavillonnaire côtoyant des immeubles
modernes et anciens de facture assez hétéroclites. 
Quelques activités disparues, existants, il y plus de a 50 ans
et grâce au témoignage d'une habitante.



En remontant la rue en direction de la rue Compans, n° impairs:

A coté du café le Bon coin, il y avait un petit cordonnier, une grande fabrique de

 chaussures, une couturière, un café, un important fabricant de cartonnage, un restaurant, un coiffeur, une boucherie et

 à l'angle de la  rue Compans un cours des halles.



Cotés pairs en arrivant par la rue des Solitaires.

toujours en direction de la rue Compans

A l'angle, un assureur, à la place de la pharmacie, un petit tailleur, un mécanicien,

et plusieurs ateliers, une très grande fabrique de chaussures, un grand imprimeur dont il reste en arrière cour une allée d’ateliers réhabilités en maison d'habitation,

un important atelier de réparation de voitures, un quincailler,  une boucherie, une boulangerie à l'angle de la rue Compans.



Et Rue des Mignottes, la continuation de la rue Arthur Rozier après la rue Compans i
y avait une chocolaterie !







  Un des intérêts et originalités majeurs de cette rue,  sont les vues du pont
 sur la rue de Crimée  que l’on peut avoir et aussi à partir  des deux escaliers
Photo M.Käs
                              qui y descendent ! 

Dont un parle passage piétions de la Villa Albert Robida.

Le deuxième étage avec accès par la rue Arthur Rozier de la maison d’habitation de l’inspecteur Belot dans l’histoire du roman policier « La double mort de Frédéric Belot » de Claude Aveline datant de 1932 puis réédité en 1984 dans l’édition : 10/18, se trouve au niveau de l’escalier qui rejoint la rue de Crimée, n° 43 Ter, (n° disparu) l’entrée se situant en bas,  au niveau du 26 rue de Crimée. 

2000. Photo M.Käs

                                                             
2010. Photo. M.Käs


 
2013.Photo M.Käs, sur les traces de Belot !


2000.Photo M.Käs  Ancien atelier vue d'un des ponts.
    




Au bout de la rue, au n° 57,  se trouve une petite maison fort sympathique,  gaie et qui donne à la rue un air de vacances.
Le restaurant «  L’ Heure Bleue ». 01 42 39 18 07

2013. Photo M.Käs


 
2010. Photo M.Käs


AVANT.        Photo Claude Vénézia.
APRÈS .                                   Photos M. Käs. 2012


2013.Photo M.Käs
Escalier qui relie la rue Arthur Rozier, en passant par la Villa Robida
pour rejoindre la  la rue de Crimée .